Jour 6 : Kjölur Nord - Hveravellir - Skagafjörður - Glaumbaer     


Lundi 7 Juillet - Un vrai festin au petit déj. du refuge de Kerlingarfjöll ! Et les gérants sont vraiment très sympas.
Puis nous voici repartis sur la piste vers le Kjölur. Passage des deux gués de la F347 sans problème … Comme il a fait beau hier après-midi et cette nuit, il y a un peu moins d’eau qu’hier matin.

Hans a du partir assez tôt ce matin car on ne l’a pas vu, mais ça devrait aller pour lui aussi avec son break Opel. A notre arrivée au carrefour de la F347 avec la piste principale, surprise : le voilà qui nous attend devant le panneau Kerlingarfjöll, et il nous prend en photo alors qu'on arrive avec notre Jimny !
Il est passé tôt ce matin pour avoir le débit minimal et le chef de base l’a accompagné jusqu’aux gués avec son 4x4 perso, pour le surveiller. Un exemple parmi tant d’autres de la gentillesse et de la serviabilité des Islandais !
Hans repart vers le Sud, nous continuons notre traversée de l’Islande vers le Nord.

On arrive bientôt à Hveravellir, véritable oasis de chaleur géothermique au milieu du désert glacé du Kjölur.

Petite balade au milieu de phénomènes naturels assez impressionnants : il y a des sources bouillonnantes, des ruisseaux fumants, des marmites de boue grise qui mijotent tranquillement (blop, blop !) et des jets de vapeur furieux qui sifflent comme des cocotes-minutes !

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Il y a un petit bassin aménagé dans le lit du ruisseau, on peut s’y baigner grâce à un gros tuyau qui amène de l’eau froide et tempère un peu la marmite.
Photo ci-dessous : ces trois langoustes sont des français qui voyagent avec un petit groupe de l’UCPA dans un minibus 4x4.

Dans ces solitudes glacées ou l’hiver dure neuf mois, un proscrit célèbre dit Eyvindur des Montagnes ("Fjalla Eyvindur") a survécu pendant plusieurs années au XVIII° siècle, dans une cabane sommaire qu'il avait aménagée en couvrant une fissure dans la coulée de lave avec des blocs de rochers, non loin de la source chaude qui porte aujourd'hui son nom : Eyvindurhver.

Hveravellir

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Hveravellir
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Hveravellir

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Hveravellir : un ancien refuge en pierres et en mottes de tourbe.

Bonne surprise en reprenant la piste 35 vers le Nord : contrairement à ce qu’on avait pu lire en préparant ce voyage, au Nord de Hveravellir la piste devient plus roulante et il n’y a plus de gués importants.

Descente assez vertigineuse de Hallbjarnarstaðakambur ! La vue est fantastique sur la calotte glaciaire du Hofsjökull qui brille sous le soleil. On arrive ensuite aux grands lacs (Blöndulón) et à l’immense bassin hydroélectrique de la rivière Blandá. Arrêt au point de vue : on y rencontre un couple de retraités dynamiques dans un fourgon aménagé en camping car immatriculé dans les Bouches du Rhône ! Les calanques sont loin, non ?
Enfin, la piste 35 devient la 732 et on débouche sur le paysage magnifique de la Blöndudalur. Après les 200 km de désert, cette grande vallée habitée ressemble à un vrai paradis sous le soleil.

Les lupins sauvages illuminent un paysage de fermes et de prairies ensoleillées. Les balles de fourrage, emballées dans du plastique blanc, ressemblent à de grosses perles alignées dans les champs.

On pique-nique près du pont sur la Blandá, puis on retrouve le goudron en prenant la route n° 1 vers Varmahlíd … ça fait tout drôle de rouler à 80 km/h sur ce revêtement lisse : quel silence !
Lupins dans la Blondudalur
A Varmahlíd, on prend la route 75 vers le Nord pour aller voir la ferme de Glaumbær.
C’est la plus célèbre ferme-musée d’Islande. Elle permet de voir comment était l’habitat islandais au 18ème siècle. Les murs sont entièrement bâtis en tourbe et en bois, les toits sont couverts d’herbe. A l’intérieur, un long couloir et une succession de pièces dont chacune avait sa fonction.
Glaumbaer Glaumbaer : une chambre
On réalise à quel point la tourbe est un matériau isolant, parfaitement adapté au climat islandais. Imaginez des murs d'un mètre d'épaisseur, faits dans une matière légère et poreuse, un peu comme du feutre mélangé à du polystyrène.
On admire l’assemblage des mottes de tourbe qui est à la fois technique et esthétique.

Après la visite, on fait les lézards au soleil. Petite sieste, adossés aux murs chauds de la ferme … Résultat inattendu ce soir : on a le visage rouge comme des touristes nordiques en vacances sur la Côte d’Azur !
Si certains vous disent qu’il fait toujours mauvais en Islande, et bien nous on vous dit qu’on a pris un coup de soleil à Glaumbær !
Glaumbaer
Nous voici repartis par la route 75 vers Sauðárkrókur.
On s’arrête sur les plages noires du fond du Skagafjörður, sur l’océan glacial arctique.
Deux îles perchées sur de hautes falaises (Drangey et Málmey) marquent l’entrée du fjord. La mer est bleu pastel, c’est beau et il n’y a personne.
Magnifique plage, mais, pour la baignade, il faudrait quand même prévoir le maillot de bain fourré, n’est ce pas ?
Les plages du Skagafjörður Les plages du Skagafjörður
On revient par la rive est du fjord (route 76) et nous voici vers 18h30 à la ferme de Stóra-Vatnsskarð (route n° 1) où nous sommes attendus.
Très bon accueil et chambre confortable au rez de chaussée.

Après le repas, promenade nocturne (au soleil) dans les prés autour de la ferme. Ils sont beaux, les chevaux islandais ! (les promenades à cheval dans les environs font partie des activités proposées par la ferme).
Chevaux à la ferme de Stóra-Vatnsskarð

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