Jour 14 : Breiðdalsvík – Kirkjubæjarklaustur – Dyrholaey – Vík – Skogar   



Mardi 15 Juillet - Breiðdalsvík. Réveil à 7 heures du matin avec un beau soleil qui inonde la chambre !
On est au rez de chaussée, on regarde dans le jardin et que voit-on à cinq mètres à peine de la fenêtre ? un superbe « hot pot », un magnifique jacuzzi islandais !
Le tout sur un fond de montagnes enneigées, ça ressemble à un vrai poster de chez Ikéa !
C’est trop fort : on passe en quelques secondes de la position «sous la couette» à «dans l’eau tiède» ! Sensation délicieuse, en pleine nature, l’air est à 6° et l’eau à 39 !
Un régal avant le petit déjeuner … et appétit doublé pour le buffet particulièrement bien garni.
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Hot pot à Breiðdalsvík
On comptait s’avancer jusqu’au village de Faskruðsfjorður qui garde, nous a-t-on dit, le souvenir des marins-pêcheurs français, mais on y renonce car on voit que plus au Nord, la brume enveloppe tout. C’est donc le retour vers le Sud-Ouest avec brume et soleil qui alternent sur la route des fjords.
On s’arrête près de la ferme de Teigarhorn, à la sortie du Berufjörður, pour chercher d’autres zéolites et on en trouve quelques beaux échantillons.

Puis la côte Sud, au pied du Vatnajökull, déroule sa splendeur.

C'est dans ce sens qu'on voit le mieux les langues glaciaires toutes proches, surtout dans la région du Mýrar.
Le Berufjörður sort de la brume Le Heinabergsjökull s'avance dans la plaine du Myrar
On pique-nique au pays des noms imprononçables : voici Kirkjubæjarklaustur !

Au-delà, on traverse ensuite sur 40 km l'immense coulée de lave de l'Eldhraun, issue de l'éruption du Laki.
La  coulée de lave de l'Eldhraun Il paraît que l'éruption du Laki, qui a duré trois ans de 1783 à 1786, a été la plus importante émission de laves de l'histoire de l'humanité sur toute la terre !

Le tiers de la population islandaise et la quasi-totalité du bétail ont disparu. L'eau et les herbages ont été empoisonnés pour des années par des gaz toxiques.
De cette éruption, les Islandais disent, non sans malice, qu'elle est à l'origine de la décapitation de Louis XVI … Sauriez-vous dire pourquoi ?
Juste après l'Eldhraun, on arrive au vaste désert du Mýrdalssandur.
A sa sortie, un énorme monolithe rocheux, nommé Hjörleifshöfði, émerge des sables noirs : c'est une ancienne île ensablée par les coulées de cendres venant du Mýrdalsjokull.
On prend la petite piste qui y mène, il fait un soleil radieux, c'est vraiment joli !
Hjörleifshöfði Hjörleifshöfði


A quelques kilomètres, on s'arrête près de Vík, sur une immense plage noire qui est considérée (à juste titre) comme une des dix plus belles plages du monde.


Pour voir le sable de la plage :
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A une extrémité de la baie se dressent les aiguilles noires de Reynisdrangur.

Des rochers dressés dans la mer ? Des écueils ?
Pas du tout !
Tout le monde sait que c'est un groupe de trolls qui ont été pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils étaient en train de faire un mauvais coup (ils essayaient de tirer un bateau de pêche à la côte pour le faire s'échouer !). Ha ha ! bien fait pour eux !
La plage de Vík

Les Reynisdrangur : trolls pétrifiés à Vík
Sur  la plage de Vík

Sur la plage de Vík
Après Vík, on prend à gauche la piste 218 qui mène aux falaises de Dyrholaey.
Dyrholaey est une réserve ornithologique très connue en Islande (macareux, pétrels, pingouins, guillemots …).

Il y a certes des oiseaux, mais on est un peu déçus par rapport à l'émerveillement que nous avons connu à Ingólfshöfði.
Dyrholaey Pétrel fulmar à Dyrholaey
En revanche l'intérêt majeur ici, c'est le site : on se ballade un bon moment dans ce décor grandiose. Les falaises et les arches de basalte immenses au-dessus de l'océan sont vraiment spectaculaires !

Ce soir, nous sommes attendus à la ferme de Sólheimahjáleiga, près de Skogar. On y arrive à 18h30 et on y retrouve le couple de français qu'on avait rencontrés avant-hier à Litla-Hof. Pour eux aussi la fin des vacances approche, ils repartent après-demain.

La maîtresse de maison nous accueille dans sa belle véranda. Le jardin et le devant de porte sont magnifiquement fleuris, et c’est tout à fait spontanément que je m’entends lui déclarer « Your flowers are beautifull ! » En réalisant que c’est la célèbre phrase de la méthode Assimil, on a du mal à retenir un fou-rire : il ne me reste plus qu’à lui caser maintenant « and my tailor is rich … » (mais ce sera plus difficile, par rapport au contexte !).
La sympathique dame aux fleurs nous donne une chambre agréable, dans le bâtiment principal, et on dispose d’une agréable cuisine équipée dans un bâtiment voisin, de l’autre côté de la cour.
Mais c’est un peu tôt pour se poser, il fait beau et on part faire un tour à la magnifique cascade de Skogafoss, au village de Skogar tout proche. C’est vraiment une des plus belles d’Islande !

Pour faire le plein et quelques courses alimentaires, on continue jusqu’à la station service de Steinar, quelques kilomètres plus loin.
La pompiste règne également sur un mini-rayon crèmerie-épicerie juste derrière sa caisse. Sur deux mètres carrés, il y a là tout ce dont on peut avoir besoin … On prend un gros pot de skyr pour notre dessert de ce soir.
Un vieux monsieur qui discute avec la pompiste-épicière nous la présente aussitôt : voilà Diana qui est un personnage central de cette petite région. Elle connaît tout le monde et tout le monde la connaît ! On repart avec des conseils de consommation pour que notre skyr soit encore plus onctueux.
Ils sont vraiment sympas, ces gens !
Skogafoss
Agréable promenade " nocturne " et ensoleillée, dans la campagne, après le repas. La lumière dorée est vraiment magnifique.
Il est presque 23 h mais le fermier travaille encore avec son tracteur dans les prairies ! Il essaie de profiter au maximum du beau temps pour retourner et emballer son fourrage.
On fait une rencontre fort sympathique avec cette gentille chienne, une gardienne de moutons qui avait envie de caresses ce soir-là !

Les moutons ont laissé des des touffes de laine accrochées un peu partout aux clôtures. Autrefois, la tradition voulait qu’on les laisse pour les pauvres qui venaient les ramasser et pouvaient ainsi confectionner leurs vêtements et leur literie. Aujourd’hui plus personne ne ramasse cette laine : il n’y a plus de pauvres !
Cliquer<  <  Voir Au pays des moutons
On parcourt un peu les prairies et les collines environnantes.

Sur les talus, le thym arctique en fleurs est une vraie merveille. Il embaume quand on le froisse entre les mains.

Les chevaux islandais sont magnifiques sous ce soleil nocturne, au pied de la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull. Une vision de paradis arctique …
Thym arctique Chevaux devant le Myrdallsjökull

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